Amours citadines

Publié le par yokai

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Encore à l’affiche, “Paris Je t’aime”, c’est une production de 18 courts-métrages où des hommes et des femmes, jeunes et moins jeunes se rencontrent au hasard, espèrent, attendent et vivent des histoires d’amour qui commencent ou se finissent…

Autour de l’idée des rencontres amoureuses à Paris, Fanny Ardent, Gérard Depardieu, Marianne Faihtfull, Aïssa Maïga, Yolande Moreau, Nick Nolte, Nathalie Portman, Elijah Wood, Li Xin… et bien d’autres sont le jouet de réalisateurs et réalisatrices de tous bords : Olivier Assayas, Sylvain Chomet, E. et J. Cohen, Isabel Coixet, Wes Craven, Christopher Doyle, Bruno Podalydès, Walter Salles, Gus van Sant

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Au travers du Paris des quartiers bobos et populeux, des jardins, des rues musicales, des quartiers “étrangers” et des bars, des amours d’adolescents, des amours homosexuelles, des amours de passage, des amours insolites et drôles, des amours déçues se déploient tour à tour…

Images d’un Paris bruyant, lumineux, odorant et bigarré mais aussi d’un Paris “banal” comme le conclut une américaine, venue visiter la ville pour réaliser un rêve, une ville qui a suscité en elle un sentiment de joie et de tristesse : elle s’est sentie furieusement vivante.

Pour vous donnez une idée de cette production qui offre un regard parfois dépaysant sur une ville qu’on ne cessera jamais de redécouvrir , allez sur : Bandes annonces

Paris me fait cet effet à certains moments dans l’année, dans certains endroits: ces soirs d’ Eté vers minuit, sortie d’un pub enfumé, un peu éméchée au bras de mon compagnon; ces jardins d’Automne où assise seule sur un banc au Jardin du Luxembourg, j’ai la place de réfléchir; ces rues grisâtres des cimétières d’Hiver dans lesquelles le vent s’engouffre hérissant le poil des chats noirs et de mon écharpe en mohair rose; et enfin ces couleurs printanières et cette effervescence partout dans les rues, dans les magasins, sur les joues et dans les coeurs.

Mais Paris, c’est souvent pour moi les odeurs nauséabondes des métros (la gare du Nord, Les halles…) et la promiscuité dégoûtante avec les gens. C’est aussi la précipitation des corps stressés et survoltés dans les couloirs aux heures de pointe, le vacarme des talons violentant le sol, les langues qui claquent et les dents qui rient. Sans oublier, les rencontres génées avec les laissers-pour-contre, les raids des représentants du désordre….

Paris est une mégalopole puante, assassine et cruelle et pourtant je l’aime, moi aussi.

L’artiste expressionniste allemand G. Grosz offre dans cette toile intitulée The City (1917) sa perception de la ville. Lieu apocalyptique, elle éloigne les populations empressées de la Foi. L’architecture pointue et menaçante, les gens aux figures grimaçantes, les rues saturées d’images publicitaires… tout est infernal. La ville baigne dans une atmosphère oppressante et violente. Tout ce monde gesticule en proie à la fièvre urbaine.

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