Du polar qui sent sous les bras avec “Arrivederci Amore, Ciao” et “Antibodies”

Précipitez-vous dans les salles obscures pour ne pas manquer “Arrivederci Amore, Ciao” de Michele Soavi et “Antibodies” de Christian Alvart, deux polars sombres et troublants . Si je vous presse d’aller les voir, c’est que malheureusement peu de salles les projettent et vu le programme des sorties à venir, ils risquent de ne pas rester longtemps à l’affiche!
Hé! Oui! Ca y est! Il est enfin de retour après 9 ans d’absence dans les salles de cinéma : Michele Soavi, le réalisateur Italien du génialissime film de zombie “Dellamorte Dellamore” avec Ruppert Everett et “GNA!!!” Francois Hadji Lazarro (ben oui, le chanteur du groupe Pigalle et des Garcons Bouchers). J’avais découvert ce film lors d’une location dans un p’tit vidéo club et je dois avouer que ça m’avait mis une bonne claque. Alors forcemment, j’était assez impatient de retrouver ce réalisateur.
Quelle ne fut pas ma surprise de constater qu’il était passé du genre fantastique au polar. Adaptation du roman de Massimo Carlotto (ancien militant de Lotta Continua, groupe d’extrême gauche italien dans les années 70 ), “Arrivederci Amore, Ciao” raconte l’histoire de Giorgio, terroriste gauchiste et idéaliste qui, après s’être retiré en Amérique Centrale, va revenir en Italie et tout tenter pour reprendre une vie “normale”. Pour cela il fera chanter d’anciens militants afin de faire diminuer sa peine. Une fois libéré, il sombre dans la violence, le meurtre, le viol, et plein d’autres réjouissances pour obtenir sa réhabilitation.
Ce film est d’une noirceur effrayante! L’image un peu “moisie” crée une ambiance glauque et glaciale, le jeu des acteurs est impressionant et d’un réalisme cru. Si vous aimer les histoires carrément amorales et baignant dans la violence, les films rythmés et fracassants, ce film est pour vous! Je noterai un seul bémol avec la musique de variété italienne qui est un peu insupportable (mais ceci n’engage que moi!).
Le deuxième polar dont j’avais envie de vous parler est “Antibodies” du réalisateur germanique Christian Alvart. Sorte de “Silence des Agneaux” allemand, “Antibodies” commence par l’arrestation de Gabriel Engel, tueur en série très recherché. Suite à une opération de police mouvementée, le fugitif est interrogé pour les meurtres de plusieurs jeunes enfants. Il s’avère très vite que l’animal est très malin, et les flics sont vite débordés par son intelligence ! L’arrivée inopinée d’un flic de campagne “cul-béni” viendra faire avancer l’affaire. Soupçonnant le serial-killer d’avoir commis le meurtre d’une fillette 1 ans auparavant, il espère obtenir ses aveux et clore son enquête. Mais voilà, il est loin d’imaginer et d’être préparé aux révélations que lui fera Engel…
Ce thriller pesant et malsain vous entraînera dans une véritable descente aux enfers. André Hennicke (l’acteur jouant le personnage du serial-killer) est effrayant dans son interprétation de schizophrène-pédophile. La réalisation entraîne le spectateur dans un suspense haletant par ses plans de caméra, ses ambiances mornes et de longs silences évoquateurs. Ma seule déception sur le film serait la fin - pas assez trash à mes yeux- mais légitimée par un parallèle fait avec à la Bible.
Sur ce, je vous souhaite une bonne séance. Et j’espère que vous apprécierez autant que moi ces 2 films qui méritent une plus grande reconnaissance du public et qui vous donneront quelques sueurs froides.
Site officiel du film Arrivederci Amore, Ciao
Site officiel du film Antibodies
