En France, pas tout - tout à fait au nord mais franchement vers l'ouest sans aller jusqu'à l'océan non plus, il y a un pays verdoyant, au climat doux, traversé par la
Loire et ses affluents, réputés pour ses vignobles et ses châteaux illustres: La Touraine. Dans cette belle Touraine, en région Centre, il y a un département, l'Indre-et-Loire. Dans ce
département, une commune située sur les rives du Cher : Athée-sur Cher. Dans cette commune, non loin d'Amboise, de Tours et de Bléré, une rue bordée de champs. Dans cette rue, en allant
tout droit ou en tournant à gauche sans se presser tout dépent d'où l'on vient, un chemin. Au bout de ce chemin, un arbre, et à quelques mètres de cet arbre, un atelier.
C'est dans cet atelier qu' Hematome a rencontré un artiste, un touche-à-tout, tranquillement installé à sa table de travail sur laquelle s'amoncellent dans un joyeux désordre des pièces rares telles que ces fragments de machines obsolètes, c es têtes de poupées en porcelaine ou en métal ou encore, ces matières hétéroclites ramassées au hasard...
Selon l'envie, avec un regard amusé et
une main habituée à manipuler des m atériaux de toutes sortes, il crée des objets étranges, cocasses, des objets "absurdes". Ainsi, dans l' atmosphère fraîche
de cette petite usine, la musique en sourdine ou non, des sculptures de toutes tailles, sortes de mutants de fer, de bois, de plastique... prennent vie. Dans ses compositions, l'artiste a su
recevoir et préserver la beauté des formes simples offertes par la nature. Il travaille également la matière telle qu'elle se présente à lui, comme la mousse polyuréthane qu'il
affectionne particulièrement. Sans laisser une trop forte empreinte de lui-même sur elle, il lui donne toute sa liberté d'expression. Et, avec poésie et humour, il insuffle une seconde vie à des objets
d'artisanat, pour certains mystérieux, en libèrant la matière du carquant de son utilité première.
Ce
qu'Hematome aime avant tout: ces figures anthropomorphiques un peu effr
ayantes, drôles, figures étranges contre lesquelles se heurte parfois notre compréhension. Les sculptures de D. Glingé
surprennent, interpellent, dégoûtent peut-être mais ne laissent jamais indifférentes. Alors on s'attarde... pour admirer la recherche dans les combinaisons colorées de matières et le
dialogue paradoxal des objets entre eux. On aime aussi beaucoup l'apparente légèreté qui se dégage de certaines d'entre elles, une légèreté qu i questionne le curieux:
comment tout cela tient-il ensemble? On a des explications, pourtant la fascination demeure. Bien plus, on aime ressentir cette sorte de fragilité et de délicatesse qui se dégage de chaque objet
fini; elles révèlent la tendresse de l'artiste pour ces matériaux, jetés aux rebuts, trouvés dans des brocantes, vide - greniers, anciens ateliers ou usines fermés. Elles témoignent aussi d'une
agilité de son esprit et de la dextérité de ses mains à marier ensemble des objets "célibataires", sans famille, opposés ou de cette persistante tendance qu'a son esprit à faire
de l'ironie, à provoquer ou à mettre en scène des situations incongrues, quasi surréalistes.
Ces sculptures se présenteraient- elles alors comme des poèmes?
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