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  • HeiKi MaUZe
  • HEMATOME
  • Homme
  • 22/01/1975
  • Paris Seine Saint-Denis In
  • curieux artiste

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Vendredi 3 février 2012 5 03 /02 /Fév /2012 05:42

 

http://nsm07.casimages.com/img/2012/01/31/120131080959447809374515.jpg En me réveillant de bon matin ce 19 janvier dernier, rien ne me préparait à ce que j'allais découvrir en lisant les actualités sur Google. Quel ne fut pas ma surprise de lire l'annonce de la fermeture définitive du site Megaupload par le FBI. Un peu abasourdi par la nouvelle, je m'en vais constater de visu les conséquences désastreuses de cet acte de terrorisme numérique pur et simple…
Mais pour les non-avertis, qu'est ce que c'était Megaupload ?  Tout commence en 2005 par une idée simple : permettre à n'importe qui sur la planète de partager des oeuvres rares, perdues, oubliées, classiques ou originales, ou encore des données personnelles en les téléchargent facilement par le biais d'un service d'hébergement. Voilà ce que représentait un outil comme Megaupload pour un grand nombre de passionnés. La simplicité, la rapidité du chargement et l'ergonomie du site ont vite permis à de nombreux sites et blogs d'échanges de voir le jour. Je pense notamment à "La Caverne des Introuvables" (aujourd'hui fermé) dont le principe était de faire (re)découvrir des films originaux inexploités en DVD ou en salles, bien souvent provenant d'enregistrements VHS tout droit sortis des greniers de cinéphiles éclairés ou tordus. Mais cela ne s'arrêtait pas là, le site donnait aussi la possibilité à des particuliers de partager leurs films de famille ou encore à des entreprises d'accéder à "un cloud computing" (concept de déportation de stockage de données et de traitements informatiques sur des serveurs distants) pour peu de frais.

http://nsm07.casimages.com/img/2012/01/31/120131053041447809373219.jpg Voilà donc ce que l'action sans précédent des cow-boys du FBI a anéanti… Prétextant la lutte contre le "piratage", les Etats Unis - toujours à la recherche d'un nouvel ennemi à combattre - se sont arrogés le droit et sans sommation de mettre sur le carreau des millions d'utilisateurs dans le monde, provoquant ainsi la colère de toute une communauté.
A partir de là, on peut raisonnablement se poser la question : Mais jusqu'où seront-ils capables d'aller pour tenter de museler le net et d'imposer leur diktat ?
Comment a-t-on pu laisser faire un acte aussi grave et criminel que celui-là sans réagir? Lorsqu'on entend les réactions de nos chers politiques de gauche comme de droite, il y a vraiment de quoi être choqué. Interrogés sur l'affaire, nombre d'entre eux trouvent cette fermeture normale. « Vous comprenez, tous ces odieux pirates spoliaient les malheureux et pauvres ayants droit et risquaient de les ruiner rien que par le fait de télécharger une oeuvre sans leur reverser un seul centime
 s."http://nsm07.casimages.com/img/2012/01/31/120131113537447809375830.jpg Oui mais voilà, n'importe quel ayant droit pouvait faire retirer à tout moment une oeuvre dont la mise à disposition sur Megaupload lui portait préjudice. Quant à l'économie du marché du Cinéma, elle n'a jamais été aussi en forme. Les cinémas font salle comble et la vente de DVD/Blu-ray est au beau fixe. Qui peut encore croire que l'industrie du disque ou du cinéma peut souffrir réellement du téléchargement « illégal »? Réponse : Les gouvernants des Etats -Unis et il y a pas si longtemps, la France. Depuis 2009 il existe la loi HADOPI. Entièrement financée par nos impôts, elle permet de protéger les intérêts d'entreprises privées de toute tentative frauduleuse de partage d'une oeuvre par le biais d'Internet. Chouette idée, non? http://nsm07.casimages.com/img/2012/01/31/120131053041447809373218.jpgEt rassurez-vous, en retour, pas un seul studio ou major ne vous permettra d'accéder à leurs oeuvres gratuitement, votre argent est donc bien utilisé! L'HADOPI se sert donc d'un argent qui devrait soutenir d'autres domaines de la République bien plus utiles, fondés et justifiés. En somme l'argent des plus pauvres sert une fois de plus à garantir le confort des plus riches. Il est vrai que le budget de l'HADOPI (la subvention prévue pour 2012 s'élève à 12 millions d'euros), n'aurait pas pu être utilisée pour l'Education ? Peuh, les jeunes sont tous de futurs chômeurs. La Santé ? Bah, de toute façon, faut bien mourir de quelque chose.  La Culture ? Boaf ! Qu'est- ce qu'on s'emmerde à vouloir restaurer des vieilleries, faut aller de l'avant, les gars. Ou encore l'Ecologie ? Holalalala toujours alarmistes. Z'êtes bien contents d'avoir l'électricité chez vous et de vous déplacer en voiture à essence, non?… Et le plus beau de la loi HADOPI, c'est qu'elle se donne toute autorité pour surveiller, contrôler et punir en toute impunité vos déplacements sur la Toile. Génial, la liberté du net en France!

  Mais l'invention d'Internet, c'est quoi au départ ? Une zone de partage, libre d’expression, apolitique et sans tendance. Et surtout accessible à tous ! Quand ont commencé à se créer des sites et communautés privées à accès réservé, déjà on égratignait l’idée de départ. Megaupload était LA pure expression de cette belle idée, une idée qui a été pervertie parce que le grand cheval de bataille des nations est de toujours et encore le contrôle des gens via Internet ? Alors, où en est cet idéal de liberté si on ferme des plateformes, si on limite l’accès à certains sites, si on supprime des connections payées par chacun? Une utopie ?

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J'ai fait un rêve, qu'un jour une nation numérique se lèverait et vivrait la vraie signification de cette croyance : "Nous tenons ces vérités comme évidentes : que tous les hommes naissent égaux." J'ai fait un rêve, qu'un jour cette nation ne serais pas tributaire des politique ou des religions. J'ai fait un rêve, qu'un jour tous les pays du monde reconnaitraient cette nouvelle démocratie virtuelle. J'ai fait un rêve, qu'un jour cette nation accueillerait sans discrimination tout ressortissant se sentant opprimé dans son pays de naissance, sans distinction de sexe ou de race. J'ai fait un rêve aujourd'hui…


Ce rêve, vous pouvez en avoir un aperçu dans le film 8th Wonderland de Nicolas Alberny et Jean Mach, sorti en 2010 et disponible en DVD.

 

 
Par HeiKi MaUZe - Publié dans : GROSSES COLERES
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Samedi 21 janvier 2012 6 21 /01 /Jan /2012 07:36

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Par HeiKi MaUZe - Publié dans : LES Z'AVENTURES DE NOUS!!!
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Mardi 29 novembre 2011 2 29 /11 /Nov /2011 09:42

Chers internautes,

 

Eddie moustache participe pour la première fois au P'tit bazar, exposition - vente  de peintures, de sculptures,  d'illustrations, d'objets, de bijoux, de mode, d'accessoires... qui sera ponctuée d'animations variées.

 

recto-net

 

Les 2/3/4 et 9/10/11 décembre prochains, vous pourrez ainsi découvrir les créations d'une vingtaine d'artistes dans les quartiers du grand Marché et du petit Saint-Martin, à Tours.

 

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Les "Frères André" ouvriront le bal vendredi 2 à partir de 17h30.

 

P'tit bazar - Exposition-vente

Du 2/3/4 et 9/10/11 décembre 2011

Rues du grand Marché, du petit Saint-Martin et Bretonneau - Tours

 

Ouvert : 10 h à 19 h,  en présence des créateurs.

 

Renseignements auprès de :

Ahncé : ahnce@orange.fr / 06 83 21 64 22

Mélane : melanie.lusseault@gmail.com / 06 23 06 26 27 


Au plaisir de vous rencontrer dans le quartier.

 

 

Emma grimée en eddie moustache.

Par HeiKi MaUZe - Publié dans : LES BROLS D' EMMA
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Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 16:46

Chers tous,

Sous le pseudonyme "eddie moustache", je présente le premier volet de "Mes petites collections",  ensemble hétéroclite et fantaisiste d'objets, de dessins et d'illustrations sur le thème de la mémoire.

 

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Exposition du 7 novembre au 12 décembre
à l'Espace accueil du Marché aux Puces - Office du Tourisme
7, impasse Simon - 93400 Saint-Ouen
Tél. : 01 58 61 22 90/ 01 40 11 77 36
Accès : Bus lignes 85, 137 - M° lignes 4, 13
(Arrivée par la rue des Rosiers) 

 

Ouvert : Lundi, samedi et dimanche de 10h à 13h et de 14h à 17h30

 

Vernissage le samedi 12 novembre à partir de 15h.

 

Au plaisir de vous y rencontrer.

 

Emma grimée en eddie moustache.

Par HeiKi MaUZe - Publié dans : LES BROLS D' EMMA
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Dimanche 1 mai 2011 7 01 /05 /Mai /2011 08:00

Voilà un petit moment déjà que je n'avais pas pris la plume pour vous parler cinéma. Pris entre 2 séances de cinéma, ou la réalisation de moult illustrations pour Improzine et Haaa... Les Livres De Fesses, je n'avais pas beaucoup de temps pour vous rédiger un petit article croustillant à souhait... Je répare donc cette injustice et vous invite à découvrir le film "Les Nuits Rouge du Bourreau de Jade" de Juilen Carbon et Laurent Courtiaud.

 

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Bref résumé : Carrie est obsédée par les châtiments du Bourreau de Jade (exécuteur du premier empereur de cCine), il torturait ses victimes à l’aide de redoutables griffes et d’un poison provoquant un plaisir extatique mortel. Avec la complicité de son amant, elle explore des perversions sadiques inouïes et rêve de redonner vie à la légende en mettant la main sur la potion maudite...

 

Le cinéma est décidemment un bel outil de métissage des cultures, et ce film en est une belle preuve en soi. Réalisé par des Français, tourné à Hong Kong et interprété par des acteurs français et chinois, on y retrouve tous les ressorts assumés du cinéma asiatique :  Wong Kar-Waï n'est pas très loin, pour la beauté de la photo et l'esthétique du film, l' intrigue se place dans la lignée des polars de Jean-Pierre Melville (pour la caractérisation des personnages en souffrance.)

 

Au coeur des nuits de Hong-Kong, Carrie (interprété avec une grande sensualité, sublime et vénéneuse par Carrie Ng), une femme d'affaires au charme glaçant, se délecte d'infliger de terribles perversions à de jolies masochistes (la scène du lit de suffocation est incroyable). Ingénueuse pour ce qui est d'administrer la douleur, il lui manque tout de même quelque chose pour sublimer son art jusqu'au paroxisme... Ce quelque chose, c'est le poison disparu du Bourreau de Jade caché dans une antiquité chinoise. C'est là qu'apparait le personnage de Catherine (interprété avec sobriété par Frédérique Bel, plutôt abonnée à la comédie habituellement), une jeune française traquée par Interpol après avoir assassiné un homme politique et qui se trouve en possession de l'objet tant désiré sans le savoir. C'est par l'entremise de Sandrine (Carole Brana), une trafiquante d'art, que se fera la première rencontre entre les deux femmes. Le duel entre elles-deux sera féroce et tous ceux qui leurs sont plus ou moins proches devront en souffrir...

 

Anciens journalistes spécialistes du cinéma asiatique, puis scénaristes pour Johnnie To et Tsui Hark, les deux Français expatriés à Hong-Kong, Julien Carbon et Laurent Courtiaud, nous gratifient d'une véritable déclaration d'amour au cinéma hong-kongais dans cette première réalisation très réussie.

 

A noter que malgré toutes ses qualités, le spectateur français doit une fois de plus patir d'une distribution minable. En effet, peu de gens auront la chance de découvrir ce film en salles, puisqu'il n'est sorti que 15 copies seulement la première semaine, réduites à 7 pour la deuxième. Ce qui fait sourire au vue des obligations de tourner une partie du film en français sous prétexte d'une production française et de toucher un plus grand public dans notre beau pays... A quoi bon, si on ne donne pas la possibilité de le découvrir???

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Les extraits que j'avais vus de ce film quelques semaines précédents sa sortie confidentielle dans les salles françaises donnaient déjà le ton du genre et de l'ambiance : un couple excentrique, une femme déterminée, un rythme lent, des scènes de tortures cruelles, un objet très ancien et convoité, des gangsters... et une très belle photo d'ensemble qui faisait saliver d'envie.

 

Promesses tenues. L'histoire tourne autour d'un objet antique, hardemment recherché pour ce qu'il cache en son sein, un poison décuplant les plaisirs comme les souffrances pour celui qui sait s'en servir. Carrie (Carrie Ng), femme  double, à la fois charmeuse et perverse, tordue et manipulatrice, cherchera à tous prix à l' intégrer à sa bizarre collection d'objets de luxe, érotiques et rares. Alors que l'intrigue nous dévoile peu à peu ses protagonnistes, J. Carbon et L. Courtiaud, pour la première fois à la réalisation, mettent en place une esthétique singulière : sobriété de la narration, décors signifiants impeccablement filmés, personnages bien campés...

 

Je n'ai pas  pu m' empêcher d'apprécier les subtiles mélanges d'influences franco-asiatiques et de pointer  les divers hommages rendus aux cinémas de genre. Le film semble reposer sur un structure duale. Par exemple : le personnage de Carrie, toute en douceur le jour et effrayant de cruauté la nuit, face à celui de Catherine, voleuse aux abois, déterminée et fragile, très justement interpété par Frédérique Bel; le jour des rues baignant dans une lumière claire et parfois bleutée, face aux nuits sombres et rouges des intérieurs...

 

Enfin, j'admets que certaines scènes de "tortures" dont la force et l'impact visuels sont décuplés par le choix des plans et des éclairages, m'ont tiré quelques grimaces (de plaisir, de souffrance ?) Les moyens que ce sont donnés les deux scénaristes français me semblent néanmoins tout à fait  justifier leur fin, et plus précisément leur propos.

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Par HeiKi MaUZe - Publié dans : CINOCHE
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Dimanche 2 janvier 2011 7 02 /01 /Jan /2011 09:43

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clic moi pour entendre le Marabout Zouki

Par HeiKi MaUZe - Publié dans : LES Z'AVENTURES DE NOUS!!!
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Mardi 10 août 2010 2 10 /08 /Août /2010 09:24

http://nsm03.casimages.com/img/2010/08/08/1008080414251140876531419.pngJ'ai découvert le GMAC ou Grand marché d'art contemporain, il y a plusieurs années. Je me demandais à l'époque quel était cet "art contemporain"? Qui le produisait et comment? A quoi pouvait-il bien ressembler ? Y avait-il beaucoup de femmes artistes et que racontaient-elles?... Des questions que je ramenais à mon goût pour la "chose artistique", qui me poussait depuis longtemps dans les expositions d'arts visuels, dans les galeries, les salons et les centres culturels.

Je ramenais tout cela surtout à ma situation propre, parce qu'un jour sans que rien ne l'annonce, descendant de mon lit-mezzanine, c'était un jour de pluie, je décidai de devenir "faiseuse d'images". Est-ce que je m'étais renseignée sur le métier? Par franchement. Passionnée, incohérente et vraiment têtue, cette idée s'était logée dans mon coeur et dans mon esprit et tenait à y rester, pire à germer, ce qu'elle fit  dans tous les sens comme de la mauvaise herbe. Allait-elle un jour se calmer, s'assagir, ou disparaître? Tout ce qui me guidait était un désir flou et un sentiment d'urgence pour "dire". Oui, mais quoi? Quelqu'un serait-il intéressé par ce que je voulais exprimer? Cela était-il nécessaire? Tiraillée par des pensées paradoxales, je continuais cependant ma route.

http://nsm03.casimages.com/img/2010/08/08/1008080414241140876531418.pngLe GMAC, grande manifestation d'Art,  exposant plus d'une centaine d'artistes venus de partout, trois fois par an, allait-il me donner quelques réponses? J'y vins trois fois et remarquai avec surprise l'étonnante vitalité de cette production "contemporaine", sa diversité, sa valeur marchande, ses formes abstraite et figurative, et notai la surreprésentation de la peinture et de la sculpture. La photographie, l'illustration, la gravure, et les arts décoratifs me semblaient quasi inexistants. Je pris conscience de l'ampleur de ma tâche et du chemin à parcourir. Comment exister parmi toutes ces voix? L'estampillage "artiste" me réserverait-il une place dans cette multitude expérimentée, rompue dans l'art de la séduction?  J'étais comme une enfant bicéphale aux yeux plus gros que le ventre,  perdue dans un pays  peuplé d'ogresses et de géants. Je pris peur, car l'expression plastique m'apparut  soudain comme une lutte, contre soi, contre ses propres inhibitions, ses doûtes, mais aussi contre les autres, pour s'éloigner des modes et des jugements hâtifs ou réducteurs ou, au contraire les encouragements inconsciemment maladroits qui avilisent dans une forme esthétique... Etais-je prête, armée? Avais-je au fond envie de prendre part à ma manière à cette histoire qui se construit?.. Un peu ambitieux, quand même?...

http://nsm03.casimages.com/img/2010/08/08/1008080414251140876531423.pngLà, réside le fond de ma principale interrogation actuelle: quelle est la situation des jeunes artistes aujourd'hui, par "jeunes" entendez ceux qui arrivent? Comment fait-on pour se lancer? A notre époque où il semble que la culture, un certain type de culture, soit mésestimée, réduite au silence, voire guetthoisée, quelles sont les ressources de la nouvelle génération d'artistes pour se faire connaître et perdurer?

Un jour, la possibilité me fut offerte d'exposer à mon tour au GMAC, soutenue par mon conjoint qui accepta d'exposer lui aussi pour la toute première fois.  Installée du côté des "1ers exposants", je fis la connaissance de plusieurs artistes que mon indéfectible besoin de tout savoir et ma curiosité maladive me conduisirent à interviewer. Habitée par une idée fixe, je voulais donner la voix à des femmes et des hommes qui font l'art d'aujourd'hui, chacun à leur manière, pour du même coup peut-être faire taire  la bête grondant dans mon estomac.

http://nsm03.casimages.com/img/2010/08/08/1008080414251140876531421.pngIls sont huit à avoir répondu  généreusement à mon appel. J'appris tout d'abord les raisons qui les avaient tous motivés à venir exposer Place de la Bastille pendant une petite semaine au mois de mai : comme moi, certains sont venus sur les conseils d'amis, de proches ou encouragés par d'autres atistes qui avaient déjà fait l'expérience de ce marché; quelques-uns venus des années auparavant refont une seconde tentative qui viendra confirmer ou non (peut-être?) leur talent; d'autres encore constatant qu'il est difficile d'exposer en province seulement, viennent à Paris qu'ils considèrent comme un lieu idéal pour l'échange, la rencontre et surtout l'ouverture à de  nouvelles opportunités qui donneront un souffle supplémentaire à leur travail; enfin d'autres trouvent que le lieu s'y prête bien,  que c'est un bon compromis, une façon plus libre et moins aléatoire que de commencer dans une galerie souvent chère et pas toujours professionnelle, qu'exposer parmi d'autres est une bonne occasion de se resituer et parce que ça fait du bien de vendre son travail, tout simplement.


Alors à cette "principale interrogation", Lydi, Marion de la Fontaine,  Jocelyne Chauveau,  Chantal Enjolras-Estrade,  Rosine/Claude Damian, Frédérique Maire, Vincent Demangeon,  et Yanbo, en puisant dans leur propre expérience, m'ont livré librement leurs réflexions, leurs idées et leurs impressions...


Lydi, peintre. 

http://nsm03.casimages.com/img/2010/08/05/1008051217041140876518598.pngLydi observe le quotidien avec un regard amusé et saisit les petits détails qui la font sourire. Elle en sort des séries colorées dans lesquelles se glissent de petits clichés sur des souvenirs d'enfance et son goût très prononcé pour la bande dessinée et qu'elle va ensuite décliner avec fantaisie sur différents supports.


L: "C'est très contreversé. D'un côté devenir artiste, c'est avoir une grande liberté, tant qu'on n' est pas rentré dans un créneau dicté par une mode, car l'art est géré par des modes comme tout dans notre société. De l'autre, il faut se faire connaître. Je pense qu'il faut garder son intégrité et se faire connaître en restant dans sa voie, tout simplement."

E: ..."Sans compromis, arrangements désagréables pour soi...?"

L: "Oui, et sans augmenter ou doubler les prix comme il m'a été dit, parce que, soi-disant, les gens n'avaient pas l'impression d'acheter quelques chose de valeur, alors qu'à mon sens chacun met la valeur qu'il veut bien dans un coup de coeur."


Pour découvrir l'univers de Lydi/ Lydie FOLIO et/ou la contacter,  cliquez sur:

http://www.archive-host.com/compteur.php?url=http://sd-4.archive-host.com/membres/images/132926345758561544/MedaillonCarteLydi.jpg

 

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Marion DE LA FONTAINE, sculpteur.

http://nsm03.casimages.com/img/2010/08/05/1008051217041140876518599.pngMarion a commencé la sculpture il y a quatre/cinq ans. La terre est son matériau de prédilection, car elle le trouve très intuitif. Elle a progressivement commencé à l'intégrer à d'autres matériaux, comme le bois flotté ou la canette. Elle explique ainsi sa démarche : "partant du bois flotté par exemple, je le regarde, le tourne et c'est à partir du mouvement de ce bois que je vais continuer ma sculpture. En fait, c'est une contrainte créative qui me permet à chaque fois d'aller plus loin et donc démarrer sur une chose. Et là, je me régale!"


M:"Si je me pose cette question? Oui, tous les jours (Rires.) Oui, enfin pas aussi franchement que tu me la poses... Je n'ai pas toujours eu ce statut. J'ai été salariée pendant quinze ans dans des agences de com' puisque je suis graphiste et donc, je vois bien la situation aujourd'hui: tous les artistes que je rencontre sont presque tous en porte-à-faux. Dans ma région, il y a en a  un grand nombre qui a quand même un travail, à mi-temps et qui essaie de concilier les deux parce que pour vivre uniquement de son art - moi, c'est ce que j'aimerais, mais je n'y arrive pas encore même si ça progresse - ce n'est pas évident. C'est pourquoi je pense qu'on est dans une situation pas facile du tout. C'est vrai que les gens sont contents des manifestations artistiques auxquelles nous participons, c'est néanmoins difficile de vendre parce que ce n'est pas forcément la priorité. Par contre aux expositions, il y a du monde et ça nous fait plaisir! La situation est vraiment...compliquée. Après, les questions qui peuvent torturer certains artistes, je ne me les pose pas. Je travaille à l'instinct, je ne conceptualise pas. Après ce qu'il faut pour se faire connaître, c'est le réseau, se serrer les coudes entre artistes car l'extérieur n'est pas facile. Les municipalités ont en effet de moins en moins d'argent pour ce qui est considéré comme « superflu .» La solidarité entre les artistes reste la seule manière d'avancer,  car c'est à notre portée. On ne maîtrise pas les budgets, mais ce n'est pas pour cela qu'il faut laisser tomber... Je me concentre donc sur quoi je peux agir. Je suis pragmatique et chaque fois que j'expose, je n'ai pas d'idées préconçues, car chaque exposition m'amène à autre chose, qui m' amène à autre chose... Comme dans ma création, je rencontre un matériau qui va m'amener quelque part..."


Pour découvrir son univers et/ou la contacter, cliquez sur:

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Jocelyne CHAUVEAU, aquarelliste et historienne de l'art

http://www.archive-host.com/compteur.php?url=http://sd-4.archive-host.com/membres/images/132926345758561544/Jocelynetotem.pngJocelyne peint à l'aquarelle depuis une vingtaine d'années, faisant des stages auprès d'artistes de renom comme Roland Palmaerts et suivant avec une grande rigueur des cours de modèle vivant en atelier. Egalement, elle expérimente des sujets plus abstraits à l'encre et admire le travail des artistes chinois. Si son univers s'inspire beaucoup de la nature, elle reste ouverte à d'autres sujets.

 

J: "Je ne travaille pas en "professionnelle", j'ai d'autres activités pour assurer mes revenus. Et pour ma part, je n'ai pas cherché à vendre trop vite. Je pense qu'il ne faut pas faire les choses trop tôt, mettre la charrue avant les boeufs. Je dis cela car je suis restée à macérer dans mon coin une bonne dizaine d'années avant de montrer mon travail parce que je voulais être sûre de ce que je montrais. C'est mon parcours et ce parcours me fait dire peut-être que certains artistes commencent trop tôt à exposer ou qu'ils devraient se montrer plus, au contraire. Les situations sont très inégales, parfois injustes. Etre individualiste est le propre des artistes, l'artiste ne sait pas faire avec les autres. Il est difficile par conséquent de faire un collectif d'artistes, chacun tire de son côté et ça marche rarement. On le voit au niveau du journal que l'on fait, avec tous les gens qu'on rencontre  qui se heurtent à la même chose. Dans ce journal, nous parlons des gens qui n'ont pas de visibilité ou pas encore, ou presque pas. On essaie de leur en donner un peu à travers ce journal... Alors que faut-il faire? Je crois, qu'en cela le GMAC est un bon moyen, grâce à cet espace  "1er exposants", de se montrer, tout simplement. C'est une invit' qui nous ai faite. Monsieur Garcia est un gros commerçant,  on  ne le devine pas philanthrope derrière tout ça, mais après tout, il nous offre un moyen non négligeable de nous montrer. Quant à savoir si j'exposerai l'année prochaine dans un espace plus cher, je ne sais pas, j'aurais peut-être une réponse en fin de soirée avec les ventes que j'aurai faites ou peut-être attendrai-je un ou deux ans pour risquer d'aller chez les grands, les pros..."


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   Chantal ENJOLRAS-ESTRADE, peintre. 

Autodidahttp://nsm03.casimages.com/img/2010/08/05/1008051217031140876518596.pngcte, Chantal peint depuis sept-huit ans et depuis deux ans à temps plein des tableaux chargés de matiè r es vibrantes, colorées et charnelles, sur grand format le plus souvent, dans lesquels elle place  selon son désir ou sa "nécessité intérieure" un élément    végétal ou des figures humaines. 


C: "Je pense que la vie de l'artiste se partage en deux: la création pure durant laquelle l'artiste reste relativement libre de ce qu'il fait et ensuite, la partie plus commerciale et médiatique et là, c'est une vraie galère! A Paris, peut-être y a-t-il plus d'opportunités, mais dans les régions, c'est un désert phénoménal: les municipalités n'ont plus aucun crédit pour promouvoir l'art. La mentalité des gens n'est pas assez ouverte à recevoir du nouveau parce qu'ils ne voient pas assez de choses ou qu'ils en voient trop, trop des choses de moyenne qualité et de grande diffusion. Un exemple, ils voient des articles dans les catalogues de certaines enseignes spécialisées dans la décoration et l'aménagement de la maison et dans les allées des salons, des marchés, c'est ce qu'ils recherchent. Ils recherchent le tableau gris sur gris comme celui vu au-dessus du canapé chez I... et ils ne le trouvent pas. Et puis, je pense qu'ils recherchent surtout de la déco. Réalité qui parfois me fait pleurer.. parce que s'il y a des messages dans mes tableaux, ça les fait fuir..


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   Rosine /Claude DAMIAN, peintre "naïve" et romancière.

http://nsm03.casimages.com/img/2010/08/05/1008051217041140876518600.pngEcriv ain avant tout, la peinture est pour Rosine une sorte de violon d'Ingres. Dans une société dans laque lle elle considère qu'il y  a plus d'écrivains que de lecteurs malheureusement, elle a choisi de faire de la peinture pour son immédiateté." On aime ou on n' aime pas un tableau quand on le voit, tandis qu'un livre il faut, avant de pouvoir le  lire, faire l'effort de l'acheter, et ce n'est pas une démarche courante aujourd'hui" -  précise-t-elle...


R: "L'art, comme l'a dit, Baudelaire est inutile par définition". Dans une société où il devient difficile de subsister, il est certain que l'art apparait de plus en plus comme un luxe réservé à une poignée de privilégiés ou de gens fortunés. Donc, que peut faire l'artiste dans un tel contexte, alors que je vois une multiplicité d'artistes qui cherchent à s'exprimer par l'art? Et donc vivre de cela, d'en faire son seul moyen de subsistance est d'après moi un peu illusoire. Certains y arrivent, tant mieux pour eux, ils en vivent plus ou moins bien d'ailleurs à mon avis. Si ces artistes estiment qu'ils ont soit du talent, soit du génie et qu'ils veulent miser là-dessus, c'est leur choix, mais moi,  je trouve cela à la fois difficile et oui, illusoire... Il faut avoir une autre profession à côté pour assurer les lendemains, parce que sinon que va-t-on avoir au bout du compte? Rien, et je ne parle pas de la retraite! C'est facile de se prendre pour le génie du XXIème siècle, le génie incompris. Tu vois ,moi par exemple, j'écris depuis l'âge de 10 ans et j'ai préféré avoir une profession - j'ai été professeur de Lettres - parce que sinon, je serais à la « soupe populaire » et naturellement pour les tableaux, c'est pareil. J'admire cependant ceux qui veulent en vivre et qui croient en eux, mais je me dis qu' ils se préparent à des lendemains qui déchantent et à une situation extrêmement précaire.

 

Pour découvrir les peintures de Rosine/Claude DAMIAN et/ou la contacter, allez sur :

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 Frédérique MAIRE, sculpteur et professeur d'art 

 http://nsm03.casimages.com/img/2010/08/05/1008051217031140876518597.jpgFrédérique utilise la terre crue pour sculpter des baigneuses, de jeunes danseuses... Chaque oeuvre demande environ quatre mois de travail, entre le moulage, le séchage, la cuisson et la patine.


F: "S'il y a des artistes "en colère", moi je ne le suis pas car des portes se sont ouvertes. Alors, pas forcément à la hauteur de ce que tout le monde aimerait, mais moi, ça me suffit pour l'instant. Ca fait trois ans que je sculpte, j'ai la chance de donner des cours et après avoir démarché une petite dizaine de galeries, j'en ai deux qui m'exposent aujourd'hui. J'estime que c'est bien...  Le Marché de l'art a connu des années catastrophiques; les gens sont très certainement tout autant intéressés qu'avant mais achètent moins, ce qui a effectivement un impact sur nous, artistes. En ce qui me concerne,  je n'ai pas pour l'instant une production énorme mais j'arrive à en vendre un petit peu. Je n'ai donc pas d'ambitions énormes. Je suis en Bretagne et mon but est d'avoir des galeries à Paris qui seraient intéressées par mon travail,  pour pouvoir toucher une autre catégorie de gens. Aussi, je n'ai pas trop à me plaindre."


Pour découvrir son univers et/ou la contacter, cliquez sur:

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Vincent DEMANGEON, aquarelliste.

http://nsm03.casimages.com/img/2010/08/05/1008051217041140876518601.pngVincent fait de l'aquarelle sérieusement depuis peu de temps, depuis que le temps le  lui permet et de façon professionnelle. Il dit en avoir toujours fait et avoir ça dans le sang, car il a baigné dans la peinture et le dessin durant toute sa jeunesse. Il peint à loisir des paysages devant lesquels il se ressource.

 

V:"Je dirais que ce n'est pas évident dans un monde comme celui d'aujourd'hui qui est un monde en crise..."

E: "Quand je t'ai posée cette question,  je pensais par exemple aux artistes qui sont obligés d'avoir une autre source de revenus, à ceux qui démarchent les galeries... Mais peut-être que c'est une question que tu ne te poses pas?"

V: "Oui, effectivement car j'ai un revenu et que faire de l'aquarelle me permet de me sortir de moi-même et de m'épanouir. Vendre ou exposer n'est pas forcément vital. Je pense néanmoins que c'est dommage de faire des choses et de ne pas les montrer. Après si ça plait et que je vends, c'est un bon retour. CA me donne envie d'aller plus loin."

E:"Est-ce qu'on peut dire que pour toi la peinture est venue très tranquillement justement parce que tu as baigné dedans tout ta vie?"

V:"Oui, je me rappelle que pendant les vacances, étant enfant, je faisais de la peinture, de la gouache et aussi un peu d'huile, mais sans bases solides. Depuis quatre ans par contre, je prends des cours qui m'ont permis de dévoiler un peu plus ce que je savais faire. Et si j'expose au GMAC,  c'est au départ grâce à mon frère qui a exposé l'année dernière et qui m'a dit: "Mais si, si. Viens exposer, ça va marcher!"

 

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Yanbo, illustrateur et dessinateur BD. 

http://nsm03.casimages.com/img/2010/08/05/1008051217041140876518602.pngIllustrateur,  Yanbo fait également de la bande dessinée et peint volontiers de temps en temps. Surtout, il travaille dans un collectif créé avec ses amis, car pour lui, être ensemble est une force pour créer et avancer.


Y: "Je pense qu'il faut être quand même motivé, il n'y a pas de place pour tout le monde, et  dans tous les cas il faut produire pas mal, persévérer, peut-être être un peu original, et  avoir pas mal d'idées. L'infographie a sans doûte pris le pas sur le "graphique à la main". Du coup, on peut avoir du travail dans des choses décoratives ou dans l'artisanat, mais l'illustrateur doit avant tout avoir des contacts, faire des pochettes, des affiches... Je pense qu'il faut être visible. Seulement, le Ministère de la Culture ne soutient pas les Arts visuels autant que d'autres arts tels que la Danse par exemple. De plus, beaucoup de gens pensent que la France est passéiste: on a un beau passé, on expose des choses du passé, les morts surtout et les vivants doivent..."

E:"... attendre être morts pour être exposés...?

Y: "Oui (rires)..Presque partout en Europe ça s'ouvre. En France, les choses semblent un peu bloquées. Maintenant, mon objectif est de rencontrer d'autres artistes qui sont un peu dans mon univers et d'arriver à vivre de ce que je fais. Pourquoi ne pas avoir une collection de bouquins un de ces jours et si c'est possible, monter une maison d'éditions..."

E: "Cela sous-entend-t-il que finalement comme les jeunes artistes ne sont pas forcément soutenus, ils ont besoin d'avoir différentes casquettes..?"

Y:" Oui, et surtout il faut recréer une « nouvelle génération ». Nous avons, nous la nouvelle génération, plein de choses à faire et fonctionner entre nous plutôt que de travailler dans de vieilles institutions pour créer du neuf, est la meilleure option, il me semble."


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 Chaque artiste présente donc ici un fragment de son parcours qui ne ressemble à aucun autre. Face au temps qui amène des questionnements divers comme celui du "souffle" ou du moteur, que certains nommeraient aussi courage ou force dans laquelle puiser pour continuer à chercher, à se renouveler et vendre son art, comme gèrent-ils ce quotidien? Et, face à l'idée d' "arrêter un jour", ils ont aussi un point de vue particulier:

 

  Lydi travaille par série avec un élément déclencheur dans sa vie. Elle a besoin de peindre, c'est évident, c'est sa bouffée d'oxygène, "son petit oiseau", précise-t-elle.  Il y a des périodes pendant lesquelles elle ne crée rien et qui la font un peu doûter. Et puis, ça revient comme une rencontre et elle repart sur une autre aventure. Pour le moment,  elle ne voit donc pas d'essoufflement car elle n'est pas dans une continuité. Elle concilie son art avec sa vie de famille et son travail, qui sont tous trois très importants et interdépendants. Elle se partage entre tout et essaie de faire en sorte que tout se concilie bien. C'est ce qui lui permet justement d'avoir cette "énergie". 

  Marion vit beaucoup dans le moment présent. Elle avoue avoir eu parfois des doutes comme il y a un an où elle était prête à rechercher un travail de graphiste parce qu'elle se disait :" je ne vais jamais y arriver."  Elle sait pourtant que ça avance car elle le voit et donc pour elle, tout repart mais peut-être que demain le doute la rependra.

    Ouverte à tout, Jocelyne  n'a d'échéance pour rien. Elle peint parce qu' "elle pense avoir des choses à faire dans la peinture". Et, parce qu'après un long temps d'inhibition qu'elle explique par son métier qui l'a longtemps poussée à "admirer" les chefs- d'oeuvre des autres, elle a su se réapproprier ses pinceaux et une partie d'elle-même.

  Jusqu'au - boutiste et passionnée, Chantal ne voit que "la mort" pour arrêter ce qu'elle fait:" la mort car "ce que je fais est mon moteur, mon essence à l'heure où elle devient rare, c'est mon énergie."

  Pour sa part, Rosine pour qui la peinture est une sorte de supplément d'âme, fera de la peinture tant que ça lui plaira. "Pragmatique et réaliste", elle sait que par les temps qui courent, il faut avoir un autre moyen de subsistance.

  Frédérique dont l'activité artistique est assez récente,  n'est pas trop exigeante. Elle s'est cependant fixée une prochaine étape dans son travail: avoir une galerie permanente dans Paris qui lui me permettrait de travailler en sachant qu'elle a un débouché. Mais "ce serait aussi un moyen d' avoir un retour des gens et de temps en temps faire des expos pour avoir le sentiment des visiteurs." Elle trouve en effet dommage que les gens ne s'expriment que quand c'est positif et qu' ils gardent pour eux le négatif, situation courante mais qui la laisse sur une insatisfaction, car : "on progresse aussi avec des critiques négatives".

  De son côté, Vincent a tout le temps aujourd'hui pour se consacrer à l'aquarelle dans laquelle il souhaite évoluer. Il trouve dans ses paysages un ressourcement et  dit à ce propos: " quand on se pose devant un paysage et qu'on peint, psychologiquement c'est extraordinaire!" C'est ce qui le motive à continuer quoiqu'il arrive, qu'il vende ou non. "Ca sera dans les cartons. Ne pas vendre n'est pas dramatique, juste décevant", ajoute-t-il. Pour autant, il essaiera toujours de montrer ce qu'il fait, c'est aussi un but. On va toujours dans le même sens mais pas à reculons, on avance, malgré tout.

     Enfin, Yanbo continue et continuera de dessiner pour l'amour de l'art : faire de belles choses est ce qui le motive d'abord, avant de penser à l'argent. Il voudrait faire mieux que les grosses productions animées telles qu'"Akira" et les premiers dessinateurs de BD, si c'est possible. L'animation l'intéresse, il  rêve de créer de  "nouveaux héros car il en manque aujourd'hui, des héros comme ceux avec lesquels il a grandi tels qu'Astroboy, avec des univers propres comme celui des Simson, des héros auxquels les enfants et d'autres ensuite pourront à leur tour s'identifier et qui leur donneront envie de continuer". Il le fera s'il en a le talent, oui et le temps. Son idéal reste la série, faire quelque chose avec un fonctionnement particulier comme aux Etats unis et le Comics: ils s' organisent différemment pour avancer plus vite et arrivent à sortir beaucoup de choses. "C'est pour cela qu'on s'est mis en collectif avec mes amis, c'est une force d'être ensemble", conclue-t-il.

 

http://nsm03.casimages.com/img/2010/08/08/1008080414251140876531420.pngQuelles réflexions tirer de tout cela? Faut-il réfléchir davantage? Sans doûte... je pense cependant qu'ici sont exposés suffisamment d'éléments pour formuler quelques réponses: l'art est une chose parfaitement inutile, donc paradoxalement absolument indispensable, justement dans une société régie par des facteurs ou des contraintes extérieurs aux gens qui les influencent, les endorment, pire les étouffent. L'oeuvre d'art est cette chose intérieure,  parfaitement "inutile "qui permet de se sentir vivant, de reprendre un peu le contrôle de soi, de se ressourcer car elle nous met face à nous-mêmes, face à nos propres contradictions, nos inquétudes ou nos joies, face à  la vie qu'elle met en exergue et  au spectacle de la beauté, d'un paysage ou d'une rencontre par exemple. L'art métamorphose le quotidien et celui qui s'y adonne. L'oeuvre d'art a sa propre valeur, singulière, en dehors des mouvements du marché des collectionneurs et des amateurs d'art: la valeur de "coeur"  de l'artiste qui se livre, du temps qui la construit et qui permet la maîtrise des moyens qu'elle exige. L'artiste  n'est pas un oisif, s'il a besoin de liberté, de se libérer des contingences d'une vie "matérielle", c'est pour mieux être en prise avec le quotidien qu' il dissèque à sa manière, et pour être là en esprit et les mains toujours à l'affût,  au moment où jaillit l'étincelle, l'inspiration sauvage et désordonnée qu'il prendra le temps de théâtraliser et de lui donner la forme d'expression la plus pure et la plus apppropriée.   L'artiste, qu'il soit figuratif ou abstrait, qu'il soit dans l'univers plan ou dans l'espace, qu'il soit trucculent ou mélancolique, expose ses tripes généreuses ou pas, comme on veut du moment que cette exposition reste irréductible à chaque artiste, et tant pis  si elle effraie, si on ne comprend pas, ou si elle déroute, tant mieux si elle séduit.... Vient alors le moment où il faut "rentrer un peu dans ses frais" ou plus modestement en vivre, la balance  n'est jamais vraiment en équilibre. Que faut-il faire, quelle est la meilleure solution, le consensus le plus honnête, le plus confortable? Chaque réponse demeure singulière. Conscient de ne pas connaitre toutes les règles du jeu, l'artiste tente néanmoins de les appréhender pour exister,  et de s'organiser pour mieux en tirer parti. Pour ce faire, l'association ou le collectif, la communication via la presse "alternative", les rencontres artistiques par le biais de salons ou de marchés, permettraient à l'artiste de rester connecté, de s'intégrer à une sphère dont il tirera une force supplémentaire. Car, si c'est un métier où le talent et le travail sont  nécessaires, la force, elle, est vitale...

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Par Emma - Publié dans : LES BROLS D' EMMA
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Dimanche 25 juillet 2010 7 25 /07 /Juil /2010 20:42

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  LA CHANSON DE "HA LES LIVRES DE FESSES"

Par HeiKi MaUZe - Publié dans : LES BROLS DE TOM
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Jeudi 22 juillet 2010 4 22 /07 /Juil /2010 18:00

   http://www.archive-host.com/compteur.php?url=http://sd-4.archive-host.com/membres/images/132926345758561544/detournement_018_67.jpgEn France, pas tout - tout à fait au nord mais franchement vers l'ouest sans aller jusqu'à l'océan non plus,  il y a un pays verdoyant, au climat doux, traversé par la Loire  et ses affluents, réputés pour ses vignobles et ses châteaux illustres: La Touraine. Dans cette belle Touraine, en région Centre, il y a un département, l'Indre-et-Loire. Dans ce département, une commune située sur les rives du Cher : Athée-sur Cher. Dans cette commune, non loin d'Amboise, de Tours et de Bléré, une rue bordée de champs.  Dans cette rue, en allant tout droit ou en tournant à gauche sans se presser tout dépent d'où l'on vient, un chemin. Au bout de ce chemin, un arbre, et à quelques mètres de cet arbre, un atelier.

C'est dans cet atelier qu' Hematome a rencontré un artiste, un touche-à-tout, tranquillement installé à sa table de travail sur laquelle s'amoncellent dans un joyeux désordre des pièces rares telles que ces fragments de machines obsolètes, c es têtes de poupées en porcelaine ou en métal ou encore, ces matières hétéroclites ramassées au hasard... 


http://www.archive-host.com/compteur.php?url=http://sd-4.archive-host.com/membres/images/132926345758561544/detournement_034.jpgSelon l'envie, avec un regard amusé et une main habituée à manipuler des  m atériaux de toutes sortes, il crée des objets étranges, cocasses, des objets "absurdes". Ainsi, dans l' atmosphère fraîche de cette petite usine, la musique en sourdine ou non, des sculptures de toutes tailles, sortes de mutants de fer, de bois, de plastique... prennent vie. Dans ses compositions, l'artiste a su recevoir et préserver la beauté des formes simples offertes par la nature. Il travaille également  la matière telle qu'elle se présente à lui,  comme la mousse polyuréthane qu'il affectionne particulièrement. Sans laisser une trop forte empreinte de lui-même  sur elle, il lui donne toute sa liberté d'expression. Et, avec poésie et humour, il insuffle une seconde vie à des objets d'artisanat, pour certains mystérieux, en libèrant la matière du carquant de son utilité première.


 Ce qu'Hematome aime avant tout: ces figures anthropomorphiques un peu effrhttp://www.archive-host.com/compteur.php?url=http://sd-4.archive-host.com/membres/images/132926345758561544/detournement_012.jpgayantes, drôles, figures étranges contre lesquelles  se heurte parfois notre compréhension. Les sculptures de D. Glingé surprennent, interpellent, dégoûtent peut-être mais ne laissent jamais indifférentes. Alors on s'attarde... pour admirer la recherche dans les combinaisons colorées de matières et  le dialogue paradoxal des objets entre eux. On aime aussi beaucoup l'apparente légèreté qui se dégage de certaines d'entre elles, une légèreté qu i questionne le curieux: comment tout cela tient-il ensemble? On a des explications, pourtant la fascination demeure. Bien plus, on aime ressentir cette sorte de fragilité et de délicatesse qui se dégage de chaque objet fini; elles révèlent la tendresse de l'artiste pour ces matériaux, jetés aux rebuts, trouvés dans des brocantes, vide - greniers, anciens ateliers ou usines fermés. Elles témoignent aussi d'une agilité de son esprit et de la dextérité de ses mains à marier  ensemble des objets "célibataires", sans famille,  opposés ou de cette persistante tendance qu'a son esprit  à faire de l'ironie, à provoquer ou à mettre en scène des situations incongrues, quasi surréalistes.

Ces sculptures se présenteraient- elles alors comme des poèmes?


Cliquez ci-dessous pour découvrir les douces folies de D. Glingué:

  detournement-055.jpg

 

   Pour tout contact,  cliquez sur  http://www.archive-host.com/compteur.php?url=http://sd-4.archive-host.com/membres/images/132926345758561544/DGlingueColoriebis.jpg

 


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Par HeiKi MaUZe - Publié dans : DECOUVERTES
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Vendredi 16 juillet 2010 5 16 /07 /Juil /2010 07:23

Mai 2010, Loïc Bousquet, photographe professionnel vivant en Touraine, nous contacte pour la seconde fois. Dans deux mois aura lieu la sixième édition du festival de musique Terres du son. Il nous propose de participer comme l'année précédente, à la joyeuse aventure qu'est "Parlon zen", le petit journal du festival. Cette année aussi sera un challenge pour toute l'équipe, en tout 26 journalistes (photographies, textes et illustrations):  trois numéros seront distibués ainsi au public pendant le festival.

Cette année, nous lui  proposons d'y participer sous une nouvelle formule, qui nous permet de fournir des articles et des illustrations plus soignés, au lieu de dessiner et rédiger sur le terrain, exercice génial mais très éprouvant pour vos blogueurs préférés, pas encore rompus à cette gymnastique.

Nous vous proposons donc une version "off" de notre participation à ce second opus...


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TERRES DU SON, UN FESTIVAL ECOLO AU BEAU MILIEU D'UN DOMAINE BOISE

 Situé dans la belle commune de Monts et plus précisément au Château de Candé, votre visite au festival "Terres Du Son" vous émerveillera. http://nsm03.casimages.com/img/2010/07/17/100717094353447806415644.jpgEn arrivant, vous pourrez commencer par une petite promenade champêtre et bucolique dans les bois qui vous mèneront au château. Vous admirerez l'architecture néogothihttp://nsm03.casimages.com/img/2010/07/17/100717094352447806415638.jpgque de ce château du XVIe au coeur de son domaine de 250 hectares. Si vous appréciez la bonne ambiance des marchés, faites une halte au village du  festival pour vous restaurer ou simplement lorgner les stands des créateurs et artisans de bijoux et de vêtements aux couleurs chamar rées. Si vous avez un peu de temps, venez découvrir les activités proposées par des associations militantes, tenues par des membres sympathiques et engagés. L'âme ouverte aux découvertes, naviguez nonchalamment dans le village: les petites scènes sont les lieux idéaux pour passer un moment calme, loin de la foule agitée. Côté festival à présent, vous aurez le choix entre les quatre scènes musicales où vous pourrez vous adonner à des "pogos" endiablés ou, profiter des joies simples que procure l'échttp://nsm03.casimages.com/img/2010/07/17/100717094352447806415639.jpgoute d'artis tes généreux et talentueux. Si cette déferlante exquise d'énergie rythmique vous assoiffe, venez  prendre un thé accompagné de quelques pâtisseries arabes sous la tente ou pour les plus courageux, un bon demi de bière servi dans de jolies gobelet consigné, aux couleurs du festival.  Après cela vous aurez certainement besoin de vo us soulager, ne vous inquiétez pas, tout est prévu avec l'espace des toilettes sèches. Mais surtout, n'oubliez pas votre petit pot de sciures à l'entrée sinon vous pourriez le regretter…  Attention, si vos errances éthyliques vous poussent à quelques extrémités peu reluisantes, lhttp://nsm03.casimages.com/img/2010/07/17/100717094352447806415640.jpga Police verte vous aspergera copieusement avec leurs fusils à eau pour vous recadrer rapidement. Pour les cas plus extrêmes, une unité d'intervention du SAMU vous évacuera vers le centre hospitalier le plus proche. Mais reconnaissez que ce serait dommage de rater les excellents concerts nocturnes électro "festifs" du festival où l'ambiance électrique vous amènera à vous déchainer au plus tard de la nuit pour conclure une folle journée pleine d'allégresse et d'animations.  

 

UN FESTIVAL CONSACRE AUX MUSIQUES FRANCAISE ET INTERNATIONALE 

 

Vendredi 9 juillet : "On n'y était pas mais on s'est pas mal informé sur les artistes de cette journée. Forcément, nous avions envie d'en parler quand même..."

 

IZIA 

http://nsm03.casimages.com/img/2010/07/17/100717082127447806415404.pngPourquoi aller voir Izia? Mmh, peut être parce que lahttp://nsm03.casimages.com/img/2010/07/17/100717092027447806415505.jpg simple écoute de son album vous colle une grosse patate pour la journée. Peut-être aussi pour son côté Ja ni s  Joplin. Alors forcément comme on n'a jamais pu aller à Woodstock, ça compense. Il y a sûrement aussi un peu l'envie de vivre un pur moment de Rock'n Roll et la curiosité d'enfin la découvrir sur scène. Etqui y a-t-il de plus bouleversant que  d'assister à un concert plein de promesses au crépuscule d'une journée bien remplie, quand les grands fauves imbibés de bière hurlent à la lune naissante pour encourager une artiste bourrée de talent?

 

ALEX GOPHER
 
http://nsm03.casimages.com/img/2010/07/17/100717082127447806415404.pngHaaa… les golfeurs! Quelle classe, quel prestige! Imaginez donc un sport qui allie patience, concentration et osmose avec la nature. Quoi de plus exaltant que de se réveiller dès potron-minet pour frapper une petite balle au diable vauvert? Rien! Ce sport en plus d'être très complet… Ah, mais on me signale une petite erreur dans mes propos, il ne s'agissait pas de vous parler de golf, mais bien de vous faire découvrir le DJ Alex Gopher… Alex Gopher, quelle classe, quel prestige… En véritable artisan de la scène électro pop, cela fait 10 ans que ce DJ mixe et remise pour donner naissance à des morceaux pêchus, indus et aériens. Alors, si vous avez une petite envie de vous trémousser dans la chaleur de la nuit, allez donc faire un p'tit tour du côté de l'univers d'Alex Gopher. Et si vous n'êtes pas convaincu, vous pouvez toujours aller faire un petit golf le lendemain matin…


THE WANKIN' NOODLES
 
http://nsm03.casimages.com/img/2010/07/17/100717082127447806415404.pngCe qui est intéressant dans un festival, c'est de faire des découvertes. Les Wankin Noodles semblent bien être une des révélations de cette année. Les quelques morceaux entendus sur leur Myspace mettent suffisamment l'eau à la bouche pour se dire que ces p'tits gars doivent bien déménager sur scène. Et puis ce côté rock énergique tendance Franz Ferdinand n'est pas pour me déplaire. Mon seul regret: leur concert a lieu en même temps que celui d'Izia. Quel dommage de devoir naviguer d'une scène à l'autre pour s'esgourdir les tympans deRock'n Roll!

 

Samedi 10 juillet : "Arrivés en Touraine la veille en début de soirée et trop fatigués pour nous précipiter au festival, nous nous sommes rattrapés ce jour-là. Après avoir profité du village, avec une petite sièste digestive sur l'herbe bercés par la musique de la scène "parquet", quelques regards curieux sur les étals des petits artisants et une franche suée au stand des jeux de table proposés par la Maison des jeux, rafraichis par un excellent granita, nous nous sommes installés sur l'herbe face à la scène, en attendant le premier groupe."


BALIMURPHY
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Une découverte! Un coup de coeur! Une rencontre! Jacques Brel! De l'énergie! Un amateur de stoemp saucisse! La fête! Des allumettes! Des ambiances musicales très riches! Une trompinette! Des mélodies! Des barbus! Des accords de guitare! Un totem du progrès! Des projets! Bruxelles! De la générosité! Une ex! Une liesse! Du caractère!…http://nsm03.casimages.com/img/2010/07/17/100717092027447806415504.jpgBalimurphy c'est tout cela et beaucoup plus. Alors si vous les avez raté l'année dernière, ne les manquez surtout pas cette année!

 http://nsm03.casimages.com/img/2010/07/23/100723070103447806446955.pngVous aimerez ce groupe qui sait allier pêche et frénésie contagieuse sur scène, musique festive et textes mélancoliques. Une sorte de mélange sucré salé à savourer, et savourer encore. S'adaptant à tous les types de scènes, dans l'intimité d'un bar cosy ou sur une grande scène de festival, Balimurphy nous réserve chaque fois des surprises: de nouvelles variations mélodiques et des invités qui viennent pimenter chacun selon son caractère la formation initiale. Une vraie générosité sur scène. Un seul regret, toujours trop court Balimurphy, toujours trop court!                            


ALEXIS HK
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 Alexis HK est un de ces artistes affranchis qui te racontent des histoires humaines pleines de gens au prénom suranné comme Zouzou ou Mitch Le Vengeur… Mais, c'est aussi un homme du moment qui aborde avec tendresse les destins de Gaspard le nain volant et de Jack le manager de coq de combat. Alors, si t'es pas ringard ou ronchonchonhttp://nsm03.casimages.com/img/2010/07/17/100717092026447806415503.jpg, viens faire ton coming out entre la femme aux mille amants et la fille du fossoyeur lors d'un concert épatant sous la paix des étoiles loin des maudits Anglois.

http://nsm03.casimages.com/img/2010/07/23/100723070103447806446955.pngQuand Alexis HK chante, ça sent le rire un peu jaune, les joies simples, la triste adolescence, la vie douce-amer, et pourtant quel délice! Jongleur de mots, praticien des sous-entendus comme de la référence et artisan d'images poétiques décalées, Alexis HK dessine les contours d'un monde à la fois familier et bizarre. ll nous offre une sorte de rap classe sur des rythmes de danses d'antan. Venez donc rencontrer une prostituée adulée, un nain volant, une fille de croquemort*, ou un chien de vieille…Et sur scène quel style, tout en sobriété et en humour!


BEN L'ONCLE SOUL

http://nsm03.casimages.com/img/2010/07/17/100717082127447806415404.pngAvec sa formule enrichie en reprises actives, la lessive Soul Wash de l'Oncle Ben ravira tout les amoureux de la Motown. Sceptique? Bon alors faites un noeud à votre chemise, t-shirt, robe ou tout autre chose que vous avez sur le dos. Profitez pleinement du concert, dansez, chantez, hurlez pour en redemander plus, bref T-R-A-N-S-P-I-R-E-Z! A la fin du concert dénouez le noeud de votre vêtement et là, Ô miracle il est tout propre! Forcément vous n'avez pas transpirer dedans,… Mais vous vous attendiez à quoi exactement? Vous espériez qu'un petit lutin ferait votre lessive pendant que vous passiez un moment voluptueux au côté d'un enfant du pays talentueux? Mais vous rêvez!!!


OLIVIA RUIZ
 
http://nsm03.casimages.com/img/2010/07/23/100723070103447806446955.png J'irai voir Olivia Ruiz peut-être pour entendre sa voix pleine de caractère, rocailleuse et acidulée avec laquelle elle sait jouer en vraie séductrice, d'un titre à l'autre. Ou, pour me plonger dans une ambiance musicale métissée, entre la pop, la chanson française et des sonorités espagnoles. Ou peut-être encore pour les thèmes qu'elle évoque dans ses albums successifs: les tracas de filles, la famille, l'amour… Ou tout simplement pour goûter son univers coloré, pétillant, sexy et très féminin.  


MORCHEEBA

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http://nsm03.casimages.com/img/2010/07/23/100723070103447806446955.png Ecouter Morcheeba, c'est comme se glisser mollement dans un duvet à bonne température et sortir la tête parfois pour respirer un air très frais, ou nager dans une eau claire peuplée de poissons inconnus et caressants ou, encore faire l'expérience d'un ailleurs où le temps n'a plus de prise: la vie ralentit, les gestes sont lourds, l'air est moite, vous entrez dans un état proche du sommeil… Mais ne vous méprenez pas, les frères Godfrey à l'origine de la création du groupe maîtrisent leur cocktail trip hop - soul - rythm & blues. On passe ainsi de morceaux quasi instrumentaux aux variations rythmiques savamment orchestrées à des mélodies très vocales où la voix de chaque chanteuse explose. (Sky Edwards, première vocaliste du groupe, fait son grand retour cette année.) Alors, plongez…  


Dimanche 11 juillet : "Cette journée est souvent plus calme que les deux premières; les festivaliers qui peuvent camper sur place sont éreintés d'avoir danser jusqu'à très tard dans la nuit, ou tôt dans la journée - ça dépent du point de vue. Les bénévoles toujours d'attaque  en pleine journée profitent de la matinée fraîche pour récupérer un peu. Notre programme de réjouissances musicales commence lui aussi tranquillement. Comme prévu, nous quitterons le festival en début de soirée, contents mais un peu frustés de ne pas avoir entendu encore une fois l'ONB. Toujours prêts à donner notre avis, nous avons livré cependant ces deux articles."


TETE

 http://nsm03.casimages.com/img/2010/07/17/100717082127447806415404.pngQuand Tété t'initie à la tranquillité et la tendresse, ton corps tangue de la tête au tronc. Chez Tété pas de tintouin mais bien une tempête de tempo tendance touche-à-tout. Tintinnabulant d'un tableau à l'autre, Tété taquine le verbe par des tonalités toniques. Si ta tribu et toi tourangelles typiques traînez du côté de Terres du Son, je vous invite à fairehttp://nsm03.casimages.com/img/2010/07/17/100717092027447806415507.jpgun triomphe et à vous tortiller au rythme de Tété, le troublant troubadour à la tchatche qui tabasse.


 
http://nsm03.casimages.com/img/2010/07/23/100723070103447806446955.png Avec sa guitare comme indéfectible compagne, Tété chante la vie quotidienne et je ressens une joie mêlée de mélancolie, émotion pareille au souvenir douloureux et fort d'une veillée amoureuse au coin du feu. Le guide nous fait entrer dans un monde où tout participe d'une musique infinie, instruments, choeur, corps. Alors laissez vous bercer par ses mélodies jazz, blues, pop, rap… et envoûter par une voix chaude qui s'amuse et déclame sans cesse.  


 

L'ONB (L'ORCHESTRE NATIONAL DE BARBES)
 
http://nsm03.casimages.com/img/2010/07/23/100723070103447806446955.png L'Orchestre s'installe tranquillement, les musiciens sont nombreux, douze, parfois plus. Les premières notes retendissent et déjà les spectateurs se lèvent interpellés soudain. Ceux qui les connaissent bien ont hâte de danser. Car, l'ONB diffuse à chacun de ses concerts une allégresse et une joie communicatives grâce à ses artistes virtuoses. Associant des influences musicales traditionnelles et modernes (musique orientale, percussions africaines, ragga muffin, rap, sonorités issues de la valse, de la rumba…), l'ONB chante la tolérance en français et en arabe et reprend de manière insolite des classiques du rock. Un vrai spectacle enchanteur et mémorable!

 

UN FESTIVAL TOUT PUBLIC QUI PREND DE L'AMPLEUR CHAQUE ANNEE

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Cette année nous avons pris le temps de visiter l'ensemble du  festival avant de faire notre programme concert. Sous une chaleur de plus en plus étouffante, nos pieds ressemblent à des homards thermidor. Nous remarquons que cette année le festival a pris plus d'ampleur, le village paraît plus grand et les stands ouverts au public plus nombreux (petits commerces, artisans, scène  musicales "découvertes", restauration, jeux, espace enfants...) Cette canicule implacable pousse le festivalier à s'arroser abondamment en permanence. Hélas! les points d'eau manquent, alors gare aux parties de jeux exposées sous un soleil de plomb. Petit hic d'ailleurs dans ce parcours de mise en bouche ludique avant le concert, pas de règles du jeu ou de gentils animateurs pour les présenter. « Sous le soleil exactement » disait la Bardot , rhaaaa.... oui, mais tout de même un peu de fraîcheur serait la bienvenue... A ne surtout pas manquer, le Granita, désaltérant, rafraîchissant, aux couleurs absolument improbables.


Accablé par la chaleur torride, les fesses suantes aplaties surhttp://nsm03.casimages.com/img/2010/07/17/100717094352447806415637.jpg l'herbe, nous attendons impatiemment le concert de Balimurphy. Dans cette attente propice aux rencontres, nous faisons la connaissance d'un couple de festivaliers quinquagénaire. Voici les propos qu'ils nous ont tenu sur le festial : « Nous avons été frappés par la très bonne organisation du festival , qui est très respectueuse de l'environnement. C'est le lieu idéal pour venir écouter des concerts (raison principale de leur venue sur le festival chaque année depuis 2006.) C'est dommage que la restauration soit si loin, mais peut-être est - ce une bonne chose d'avoir un vrai petit village gratuit et ouvert à tous, loin de l'agitation des  grandes scènes de concerts».


Les festivaliers nombreux et de tous âges se ressemblent toutefois: lunettes de soleil, chapeaux de paille, casquettes ou foulards, pantalons retroussés, shorts ou robes légères, sandalettes, pieds nus, curieux, gais, tous impatients et la peau rougie par un soleil tenace. Cette impression d'être dans un four à chaleur tournante pousse les gens à se dévêtir, exhibant, qui des torses velus, qui des mamelles dégoulinantes de sueur, tout en se trémoussant moitement au son de la musique.


Cette année, donc le festival s'est agrandit et a changé de configuration, permettant notamment de disposer non loin des scènes principales d'un espace de détente ombragé, ou à une association telle que La Cambrousse, qui propose des expositions photos notamment, d'"inviter" davantage de graffeurs pour animer de leurs délires colorés et expressionnistes deux panneaux de plusieurs mètres de long.

 

Pourtant quelques zones d'ombre pointent leur nez: le point d'eau et les sanitaires réservés aux bénévoles qui ont la charge du point presse et de l'accueil des bénévoles ne sont plus là; la consigne des verres aux couleurs du festival marche moins bien que les années précédentes, car très vite on manque de verres de la couleur. "réglementaire... On est finalement servis dans des verres ordinaires, alors que s'entassent derrière le comptoir des buvettes des verres, oui, mais pas de la bonne couleur! Et, on se repète, on se répète, mais les points d'eau et les sanitaires manquent alors que le soleil cogne depuis 11h du matin et que les festivaliers de plus en plus nombreux se pressent devant les sacs de sciure...

Mélomane de dosNous avons ressenti plus que d'habitude une forme de "rigidité " surprenante sur des choses simples: comme prendre un raccourci pour accéder à notre espace presse situé à quelques mètres derrière la scène, ou simplement boire une bière près des concerts. Une rigidité inhabituelle pour un festival de musique rock de plus en plus incontour nable. 

Peut-être la rançon d'un succès grandissant de ce festival qui souhaite conserver l'état d'esprit qui nous a séduit il y a deux ans et son ambiance bon enfant, mais qui doit trouver son rythme de croisière pour contenir ou prévenir tout écart de conduite... Affaire à suivre. 

 

*erratum: c'est "Une fille de fossoyeur" et non "une fille de croquemort".


Hematome

Par HeiKi MaUZe - Publié dans : LA BOUM
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